lundi 10 novembre 2008

Jacob à Séoul

Pendant ma semaine à Séoul, je n'ai pas fait que bosser et commenter les tenues des coréennes du voisinage de mon hotel, j'ai aussi pris le métro - waouh, quelle aventurière ! Philippe de Dieuleveult doit se retourner dans sa tombe (enfin, au fond du fleuve Zaïre...) - pour explorer quelques quartiers de cette ville de plus de 10 millions d'habitants.


En réalité, prendre le métro n'est pas vraiment une aventure : le réseau est à l'échelle de la ville avec d'immenses stations où tout est bien affiché, en coréen et en anglais. Les billets ressemblent aux tickets-chic/tickets-choc de la RATP avec la bande magnétique au milieu.


C'est dans un train large et spacieux que je me suis rendue au Gyeongbokgung ou Palace of Shining Happiness ! C'est le plus grand palais de Séoul qui a été ravagé à la fin du 16e siècle par les envahisseurs nippons (ni mauvais ! Ok, je sais, je sombre dans la facilité, pardon...), laissé à l'abandon près de 300 ans puis rénové en 1865 pour accueillir le roi Gojong.



La ville moderne entoure ces palais multi-centenaires. Des gratte-ciels voisins, on doit avoir une vue imprenable sur cet ensemble historique et très minéral. Heureusement qu'il y a cet ilôt de verdure sinon tout n'est que pierre.


Si je devais définir Séoul en un mot, je dirais mélange. Mélange d'Asie et d'Occident, mélange de tradition et de modernité, j'en veux pour preuve le Musée national du peuple de Corée, un bâtiment moderne situé sous cette pagode géante.



Pour les fans du Japon, je recommande Allo la Terre ? Ici Tokyo de Nadège Fougeras, un excellent petit bouquin sur l'installation d'une famille de jeunes français à Tokyo. C'est bien écrit, bien illustré et super drôle.
Pour les fans du Japon qui habitent à Chateau Ginette, le bouquin est dans une des bibliothèques au 1e étage
;)

mercredi 5 novembre 2008

Welcome to Korea

Cette semaine, j'ai la chance d'être à Séoul (Corée du Sud) pour participer à la Maintenance Cost Conference. J'ai voyagé sur le pont supérieur d'un Boeing 747 d'Asiana Airlines, et pour la première fois, en classe Affaires. Alors ça, c'est vraiment top-moumoute ! C'est vaste et confortable, le siège s'incline quasiment à l'horizontale pour pouvoir mieux se reposer, une hôtesse a pris mon manteau pour le mettre sur un cintre afin qu'il ne soit pas froissé à mon arrivée. J'ai mangé du foie gras avec des toasts tous chauds, et j'aurais pu me retourner les oreilles avec des grands vins si j'avais voulu ! Au lieu de ça, j'ai enfilé des sandales très élégantes - il semble qu'on ne leur avait pas transmis ma pointure parce que c'était du 44 mais j'ai fait avec ;) - et profité de mon écran individuel pour voir quelques films que j'avais pas vus au ciné.


Même en atterrissant au milieu de la nuit après presque 15h de vol, j'étais assez en forme pour trouver facilement la navette pour le Grand Hyatt Hotel. Le complexe hôtellier est situé dans le quartier des ambassades, sur une colline proche de la colline Namsan avec sa célèbre tour.



Après une bonne douche et quelques heures de sommeil, je me suis aventurée hors de l'abri pour arpenter Itaewon (prononcez Itéwon), une grande artère commerçante à un quart d'heure à pied de l'hotel. En Corée (comme au Japon, me semble-t-il), il n'y a pas de nom de rue, ou si peu qu'il n'est pas facile de se déplacer même avec un plan. Séoul est divisé en 25 districts (gu), eux-mêmes divisés en 522 quartiers (dong). Les numéros des bâtiments ne se suivent pas, ils sont attribués en fonction de l'ordre de construction : le 12 peut alors facilement se retrouver à côté du 344. Le 104 Itaewon-dong, Yongsan-gu est donc le 104ème bâtiment du quartier Itaewon dans le district Yongsan. Après ça, tout est question de mémoire visuelle, il faut repérer les détails environnants pour retrouver son chemin au retour. Lors de mon trajet depuis l'aéroport, je me suis fait la réflexion que Séoul ne donnait pas cette impression de dépaysement total comme peuvent le faire Bangkok ou Katmandou. La ville est un curieux mélange d'Asie et d'Occident, certains endroits m'ont même fait penser à Palermo Viejo, un quartier de Buenos Aires. Il y a de nombreuses maisons en briques, seules quelques ruelles tortueuses et un peu grados rappellent qu'on est en Asie.

Sur Itaewon, se cotoient les boutiques des plus grandes marques de sportswear (Nike, Puma, The North Face, etc.), des échoppes d'anitiquaires (visiblement fans du Capitaine Haddock et de ses équipements de plongée !) et une bonne dizaine de marchands de chaussettes !!! Si on trouve que c'est pas encore assez l'Amérique, on peut aller manger au McDo, au Hard Rock Café, au Subway ou au Starbucks Café. C'est donc pas ici que je goûterais les spécialités locales !!!


Qu'à cela ne tienne, j'ai fait un peu de lèche-vitrine. Dans les magasins, on ose pas trop toucher les articles. D'ailleurs, pour les protéger des mains pleines de doigts des clients, les baskets sont emballés dans du cellophane et les vêtements sur cintre sont recouverts d'une protection en plastique. Et au cas où on aurait envie de commettre d'autres exactions, dès qu'on entre dans une boutique, on se fait capter par un employé qui nous suit comme notre ombre pendant toute la visite. Très déroutant, d'autant qu'ils sont d'une aide toute relative vu que leur niveau d'anglais se situe quelque part entre néant et incompréhensible ;)
Toutes ces discussions en esperanto m'ont épuisée, je me suis alors réfugiée dans un Starbucks, et j'ai regardé les passants en sirotant un chcocolat chaud.
Les jeunes femmes séoulites sont assez mode, du moins à mon goût. J'approuve complètement leurs choix, du noir, du gris chiné, des jeans bruts, des robes courtes, des longs gilets en maille, des leggings, des balerines, des petits manteaux années 60 façon Jackie O. Zéro faute, très Comptoir des Cotonniers. Le saviez-vous ? Comptoir des Cotonniers, de même que Princesse Tam-Tam appartiennent au groupe de mode japonais Fast Retailing.
Côté sacs, les coréennes n'ont rien à nous envier non plus. J'avais déjà remarqué les sacs Spalding des touristes japonaises quand je suis allée en Thailande, mais ici aussi, elle en ont aussi des sympas. Je comprends pas bien pourquoi elles viennent en France pour acheter des sacs Vuitton ou Lancel. J'ai croisé une fille avec ce qui semblait être un "Birkin" bleu turquoise, je ne sais pas si c'est un vrai mais quelle audace dans le choix de la couleur !


Refermons ici cette parenthèse Special Mode de ELLE - qu'est-ce que vous en pensez ? Sur quelques lignes, je fais illusion, non ? On dirait presque que je maîtrise le sujet ;) - pour nous intéresser aux églises. Et hop, grand écart ! On saute du coq à l'âne mais bon, c'est moi qui commande ici. Faut bien qu'il y ait un endroit où c'est moi la chef ! Pourquoi les églises ? Parce qu'il y a plein à Séoul alors qu'on s'attend plutôt à voir des temples bouddhistes, et parce que la nuit, on ne voit qu'elles puisqu'elles sont surmontées de croix en... néon rouge, façon pharmacie spirituelle ! Pourtant, il n'y a que 25% de chrétiens en Corée mais ils bénéficient d'une bonne visibilté car beaucoup de ces chrétiens font partie des élites et des plus grosses fortunes du pays. Y a qu'à voir les 4x4 Porsche garés devant la cathédrale Myeongdong.


Et au pays de Samsung, même les églises sont équipées d'écrans plats top niveau pour que les fidèles ne manquent rien des offices ;)

samedi 1 novembre 2008

La Magie des Lanternes

De nuit, avec ce filtre bleuté, le Stade Olympique de Montréal ressemble encore plus à un vaisseau spacial que d'habitude, vous trouvez pas ?


Voisin du stade, le Jardin Botanique présente chaque automne le Festival des Lanternes.


En début d'année, les organisateurs de la manifestation décident du thème de l'année et commandent des centaines de laternes, toutes différentes.


Les lanternes sont fabriquées en Chine, selon les méthodes traditionnelles puis expédiées par bateau vers Montréal où elles arrivent en été. Il faut ensuite plusieurs semaines pour les installer dans le Jardin de Chine du Jardin Botanique avant qu'on puisse venir le visiter à la nuit tombée.



Le long des allées, on croise dragons et bonzaïs. Puis on découvre les pagodes illuminées, et on admire toute l'imagerie chinoise, les masques colorés et les geishas au milieu du lac.



C'est brillant !