jeudi 1 avril 2010

Terrible Two

Plus on vieillit, et plus le temps passe vite. Quand on est petit, y a des moments où on trouve le temps long, on s'emmerde parce qu'on aime pas ce qu'on fait à l'école ou parce qu'on ne sait pas quoi faire de notre temps quand on est pas en classe. Un an, ou même un mois, représente une bonne proportion de notre vie quand on a 5 ou 6 ans. Avec l'âge viennent les copains, les passions, et aussi les obligations. Les journées se remplissent, et le temps file inexorablement, comme du sable entre les doigts. Ceci pour dire qu'aujourd'hui, j'ai l'impression que ces deux dernières années sont passées comme un éclair.

Eh oui, je vous raconte ma vie depuis 2 ans tout rond. P... deux ans! À l'issue de la première année, je me suis demandé si ça valait la peine de continuer, sachant qu'au bout d'un moment les opportunités de premières fois s'amenuisent mais j'ai continué. Même si je ne parle plus autant des découvertes de mon quotidien québécois, j'essaie de développer les voyages (ce qui me vaut la réputation d'être toujours par monts et par vaux), et d'une modeste façon de traiter quelques sujets de société. C'est aussi un bon exercice qui m'oblige à toujours chercher ce qu'il a de positif dans ce que je vis, et si l'envie me prend d'être négative, j'essaie au moins d'y trouver quelque chose de drôle. Le cynisme, plutôt que le sinistre.

Je trouve ça assez rigolo de chercher des nouveaux sujets, de faire quelques recherches ou de prendre des photos pour illustrer les messages, même si c'est à sens quasiment unique: pour 100 messages, seulement 56 commentaires ont été postés en retour, et certains sont aussi de moi. Quand je vous dis que c'est moi qui fait tout! J'ai l'impression d'être Sarkozy!!! Ça va pas marcher sur la durée, hein… Donc je le répète une fois de plus, pour ceux qui ont la "comprenette" un peu bouchée: si vous aimez ce que vous lisez et que vous voulez que ça continue (ou si vous n'aimez pas, d'ailleurs, mais que vous voulez bien que ça continue au nom de la liberté d'écrire tout et n'importe sur internet), descendez dans la rue électronique et manifestez-vous! Pour conclure ce petit monologue à la Caliméro, sachez que je passe pas mal de temps à écrire ses articles, et ma petite récompense, mon su-sucre à moi, c'est un petit commentaire de votre part.


Et maintenant, quelques messages personnels: Joyeux Anniversaire à Guillaume et Matéo (le 1e), Adeline et Pénélope (le 4), Françoise (le 9) et Jérémy (le 15), et une bonne fête - au sens français du terme, et sans déménagement de son mobilier ;) - à Sandrine (le 2).
Big bisous!

J'omets sans doute pas mal de gens dans ces petits messages, j'espère qu'ils ne m'en voudront pas trop de les oublier. Pour ma défense, j'ai une bonne excuse. Celle-là, elle est peut-être un peu trop facile... ;)

dimanche 21 mars 2010

Bonne fête!

C'était une semaine très active sur le front des anniversaires, alors je fais un petit message collectif pour souhaiter un bon anniversaire (ici, on dit "bonne fête") à plein de gens: Vincent (le 16), Marie-Amélie (le 17), Agnès, Nicole et Matthieu (le 18), JB (le 21) et Elsa (le 24).


Plein de bisous à tous!

mardi 16 mars 2010

Fou rire

Oh boy, faut que j'vous raconte un truc ! J'ai assez régulièrement d'incontrôlables fous rires, bien souvent pour des choses qui ne sont pas drôles ou ne font rire que moi (d'où de grands moments de solitude et/ou d'incompréhension).

On a beaucoup écrit sur le rire, mais on n'a pas déterminé d'une façon absolue ce qui fait rire. (Coquelin Cadet)

Au lycée, j'ai passé pas mal de temps dans les couloirs où on m'avait envoyée afin que "je me calme". Mais une fois sur deux, une fois repassée la porte de la salle de cours, il suffisait que je croise un regard pour que ça reparte de plus belle.
N'allez pas croire que le fait d'aller ensuite à la fac puis de commencer ma vie professionnelle y a changé quoi que ce soit. Au contraire, en travaillant dans la com et la pub, autant vous dire que j'ai eu pas mal d'occasions de me marrer, même si parfois c'était pour ne pas pleurer… mais c'est une autre histoire!

Et là, vous vous dites, elle a bouffé une poutine aux champignons hallucinogènes, elle délire complètement. Pourquoi est-ce qu'elle nous parle de fous rires alors qu'on voudrait en apprendre plus sur les érablières et les cabanes à sucre ou les conséquences écologiques des sables bitumineux en Alberta? D'une part, parce qu'ici, c'est moi la chef, et c'est moi qui décide des sujets de conversation (donnez aux gens un peu de pouvoir et voilà ce qu'ils en font...). Et d'autre part, parce que je me suis dernièrement rappelée d'un des plus mémorables fous rires de ma vie.

Tout a commencé lundi quand je me suis réveillée complètement enrouée, limite aphone, après avoir été bien enrhumée la semaine dernière. Moi qui ai habituellement une voix fluette (qui me permet de me faire passer aisément pour une enfant quand je fais des blagues téléphoniques - hahaha), je n'arrivais à produire que quelques sons rauques qui tendaient plus vers Barry White que vers les Petits Chanteurs à la Croix de Bois! Je trouvais ça assez rigolo, même si c'était pas aussi facilement exploitable quand dans Ally McBeal (vous savez, les chansons et les chorégraphies… dans les toilettes… mixtes???).

Mais le truc vraiment drôle - enfin, à mon sens… maintenant on va voir si j'écris suffisamment bien pour vous faire rire aussi, attention CHALLENGE! -, c'est que ça m'a rappelé quand je bossais dans l'agence media de Tonton Marcel et que ma copine Cath* m'a téléphoné avec le même genre de voix. Après lui avoir dit que son nouveau timbre de voix me faisait penser à Maria Pacôme! On a commencé à se marrer en pensant à l'actrice d'Au Théâtre Ce Soir ou des Sous-Doués, avec sa dentition si parfaite et son brushing impeccable! C'était pas vraiment drôle mais ça a tout de même dégénéré en fou rire.
Je vous rappelle que j'étais au bureau, et même si mon métier consistait à l'époque à passer le plus clair de mon temps au téléphone, à faire raconter leur vie aux chargées de planning des chaines de TV pour faire passer ni vues ni connues des annulations hors délais (genre "Hahaha! Comment-vont-tes-enfants? C'était-bien-les-vacances-au-ski? Tiens-tu-peux-m'annuler-le-2041-de-lundi-prochain? Et-le-petit-Kevin-ça-lui-fait-quel-âge-maintenant?"), je n'étais pas sensée disserter sur les actrices de théâtre de boulevard des années 80 pendant mes heures de boulot. Globalement, à ce moment, j'avais le cerveau en rideau, bloqué sur l'image de Maria Pacôme et je me foutais pas mal de ce qu'on pensait de mon comportement au travail. Je riais tellement que j'étais toute rouge, en larmes, et j'arrivais à peine à tenir le combiné!

Quand on a eu raccroché après s'être gondolées chacune à une extrémité de la ligne pendant 5 bonnes minutes, j'ai continué à me marrer toute seule (je suis sûre qu'elle en a fait autant). J'étais penchée sur mon bureau, les bras croisés sur ma tête, secouée de spasmes. Les gens autour de moi ont commencé à se poser des questions.


L'ancienne usine Thomson à Boulogne, réaménagée à la fin des années 90s pour accueillir les deux agences media du groupe publicitaire à la tête de lion

Dans un open space aussi grand que 2 ou 3 terrains de tennis, on développe une certaine capacité à faire abstraction de ce qui se passe autour de soi mais la concentration, si intense soit-elle, est parfois perturbée par ce genre de non-événements! Quelqu'un a fini par s'approcher de moi, l'air grave, pour me demander si ça allait et pourquoi je pleurais depuis que j'avais eu ce coup de fil. Est-ce que j'avais reçu une mauvaise nouvelle? Au prix d'énormes efforts, j'ai peu à peu recouvrer mon sérieux. J'ai sûrement répondu un truc du genre "non, non, c'est bon, je vais juste boire l'apéro avec Maria Pacôme ce soir".
Et me voilà, plus de 10 ans plus tard, en train de sourire bêtement en pensant à Maria Pacôme chaque fois que quelqu'un me dit que j'ai une drôle de voix aujourd'hui. By the way, le mot "paupiette" a aussi un effet hilarant sur moi. Comprenne qui pourra ;)


*Oui, je sais, j'ai au moins 27 copines qui s'appellent Catherine mais là n'est pas le problème, la Cath en question se reconnaîtra.