jeudi 12 avril 2012

L'hiver, aussi vite que l'éclair

Je sais, on peut pas dire que j'ai été très prolixe ces derniers mois. Mais j'ai une bonne excuse (encore une...): c'était l'hiver! Vous savez, c'est la saison glaciale, enneigée et looongue pendant laquelle on devient un couch potato tout raplapla, et exclusivement nourri de chocolat.


OK, assez de bobards. C'était l'hiver, certes, mais il a été exceptionnellement doux et peu enneigé. Ça m'a permis de profiter des activités hivernales sans devenir un disciple du Captain Iglo. Bref, j'ai fait deux millions de trucs, et l'hiver est passé comme un éclair.

J'ai étrenné mes patins à glace sur le lac gelé du Parc Lafontaine.


La glace n'est pas aussi parfaite que sur une patinoire intérieure et entretenue à la Zamboni toutes les 2 heures mais c'est finalement moins intimidant et l'aisance revient vite… les ampoules aussi!!!


Les balades en raquettes avec Jacob, c'est bien. Mais j'excelle aussi dans une discipline popularisée par les Beatles: le "snow angel"


Je suis restée très active dans mon laboratoire culinaire.


Il faut nettement moins de temps pour manger le Gâteau des Rois que pour le faire. Dommage, sinon j'ouvrirais une annexe de la Bonbonnière à Montréal!

Grâce aux manifs étudiantes (ou à cause, tout est affaire de point de vue…) contre la hausse des frais de scolarité, la tour où je travaille a dû être évacuée à 2 ou 3 reprises.


Du coup, j'ai rempli "ma van avec ma gang" et on a filé au ski.




De jour, comme de nuit!


Youpi, ils sont pas pire pantoute, ces nouveaux skis!!!

Bon, si je vous ai dit que l'hiver avait été doux et peu enneigé, c'est pas pour vous montrer uniquement des photos de montagne.

Avec Jacob, on est des vrais québécois maintenant: l'hiver, on va dans le "sud" (comprendre la Floride). En Janvier, on s'est envolé pour un weekend dans la région d'Orlando (comme le frère de Dalida mais différemment kitsch).

J'avais réservé une voiture en ligne et choisi l'option Lock Low & Go: on paie pour une Compacte, et sur place, le loueur attribue la voiture de son choix et de catégorie au moins équivalente. Le point positif, c'est qu'on peut avoir une décapotable super bling-bling pour 3 fois rien. Le point négatif, c'est qu'on peut se retrouver avec un paquebot qui consomme 70 litres/100 Km. Comme j'ai souvent la "loose internationale", c'est ce qui est arrivé, j'ai hérité d'une Lincoln Town Car blanche. Comme je m'installais lentement et en maugréant dans la voiture, un des employés s'est approché pour savoir si j'étais satisfaite de ce qu'on m'avait attribué. J'ai répondu par la négative et obtenu de changer pour une berline Nissan, bien plus petite et toute neuve (seulement 9 miles au compteur).


Cet écolo de Jacob était très content. Il m'a dit qu'il voulait voter pour Eva Joly parce qu'elle a presque les mêmes lunettes que moi… Quel petit con, j'aurais dû l'abandonner sur le bord de la route!!!

Au lieu de ça, on a arrêté de parler de politique, et on est allé à la plage.






Y avait des surfeurs… et des cocktails qui font voir la vie du bon côté. Oui, et les pailles sont de la même couleur que mes lunettes. Merci, Jacob, c'est vraiment très intéressant!


Il faisait beau et chaud, enfin dans les 20°, ce qui parait presque tropical comparé à l'hiver à Montréal, si doux soit-il.


J'ai pu aller courir sur la route qui longe Cocoa Beach jusqu'à Cape Canaveral (aka la Mecque de la conquête spatiale).




C'était le véritable but du voyage: visiter le Kennedy Space Centre.


J'ai pu passer des heures avec plein d'autres astronautes (US)/spationautes (France)/cosmonautes (Russie) ratés à admirer les vestiges des programmes Mercury, Gemini et Apollo.


Le saviez-vous? Snoopy était la mascotte semi-officielle de la mission Apollo 10.


Cette cabine téléphonique a la forme de la capsule Liberty Bell 7 à bord de laquelle Gus Grissom a effectué un vol suborbital en 1961.


Jacob appelle Maison!


En chemin, j'ai aussi trouvé un petit musée d'aviation qui exposait entre autres un F/A-18 des Blue Angels (la deuxième plus ancienne patrouille acrobatique après la Patrouille de France), basée à Pensacola en Floride.



En février, j'ai passé du temps en Europe, entre Toulouse, Genève, Paris et Bruxelles, au moment de la brève ère glaciaire. J'ai vu la famille, les copains, le froid et la neige…

Fallait bien un petit weekend au chalet pour se remettre de ces émotions climatiques. Alors, en route pour les Laurentides, à une centaine de kilomètres au nord de Montréal. This way, please…


C'était un chalet magnifique en bois rond, avec un jacuzzi et un billard pour amuser notre bande d'ados attardés.




Petit dej au soleil et footing.


Après l'effort, protéines et salade verte…


… puis sieste près de la cheminée.


C'était tellement bien qu'on voulait plus partir.


Et ça, c'était juste l'hiver…





Pour les 3 dernières photos de ce post, je tiens à rendre hommage au talent de Tiffany, notre photographe officielle. Copyright The Avid Photographer

dimanche 23 octobre 2011

Singapore Sling

Voici le retour du post qui rend tout le monde jaloux: la semaine de boulot à l'autre bout du monde! Cette année, en route pour Singapour.

Le départ a été un peu chaotique: mon vol a décollé avec plus de 3 heures de retard de Montréal, et est arrivé trop tard à Newark pour que je puisse attraper mon vol sur Singapore Airlines. J'ai eu beau courir d'un bout à l'autre de l'aéroport, l'avion est parti sans moi. D'où mon escale prolongée dans le New Jersey avant d'embarquer le lendemain pour le vol commercial le plus long du monde, à bord d'un A340-500 uniquement équipé de sièges de business class!

À bord, tout est luxe et volupté...

Bon, je m'emballe un peu. Certes, ce n'est qu'un avion, mais un avion assez extraordinaire avec les sièges les plus larges de l'aviation commerciale...

qui s'inclinent jusqu'à devenir un lit, bien à plat. Faut bien ça pour voyager pendant 18H40 d'un bout à l'autre du monde.


Arrivée à Changi International...

... l'aéroport où Léo DiCaprio est agent d'immigration!

La galère pour choper un taxi? Point du tout, ma chère! Un chauffeur attend, presque au garde-à-vous, que son altesse totalement sérénissime lui fasse la grâce de monter dans sa Toyota sur-climatisée.


Après ce très confortable voyage, j'étais bien décidée à ne pas me laisser gagner par les 12h de décalage horaire et de profiter de mon dimanche pour explorer la ville avant de me plonger dans une intense semaine de boulot.

Je suis donc partie découvrir Singapour, quartier par quartier. Comme dans beaucoup de métropoles cosmopolites, on trouve de multiples ilots culturels.

À commencer par le quartier indien qui s'apprêtait à célébrer Deepavali, le festival des lumières.

Les Voleurs de Couleurs de la pub Kodak habitent ci-dessous!

À quelques rues du quartier indien, le quartier arabe et sa plus grande mosquée.

Et je n'ai pas résisté à revêtir mon habit traditionnel de voyage pour aller visiter l'intérieur.



Le quartier chinois est assez insolite...

avec son architecture coloniale et ses fenêtres multicolores.

Toujours à pied, je me suis rendue sur la rive de la Singapore River pour faire une balade en promène-couillons!

Les contrastes architecturaux sont saisissants: des petites baraques qui font penser aux pourtours méditerranéens, entourées de gratte-ciels...

... ou encore un paquebot en équilibre sur trois tours qui surplombe une gigantesque fleur de métal (le ArtScience Museum). C'est le Marina Bay Sands.

Cet OVNI architectural abrite un complexe hôtelier, un casino, une centre de conférence, un centre commercial haut de gamme, et de nombreux restaurants.

À son sommet, depuis la piscine, on peut admirer la skyline...

ou attendre les soldes de la gigantesque boutique Louis Vuitton située au pied du complexe.

Hello, bonne mine, ça fait du bien de voir le soleil!



Dernière soirée de la semaine, j'en pouvais plus mais je me suis offert un petit tour sur le Singapore Flyer...

... la plus haute grande roue du monde (5m de plus que London Eye).

De jour comme de nuit, cette vue est toujours aussi incroyable.

Et j'adore cette grosse fleur, elle est superbe, je l'ai prise en photo à peu près 700 fois!


Maintenant penchons-nous sur quelques aspects étonnants de Singapour.

On dit de Las Vegas que c'est "Sin City" (la ville du pêché), et on dit de Singapour que c'est "fine city". On joue ici sur le double sens de "fine" qui peut être compris comme "belle" ou "amende".

Et à Singapour, on déconne pas avec la loi. Pour le traffic de drogue, c'est la peine de mort!


Sur un ton plus léger, on dit aussi des singapouriens qu'ils ont deux passions dans la vie: le shopping et la bouffe! Je logeais dans un hôtel sur Orchard Road, la principale artère commerciale de Singapour, qu'on qualifiera d'enfer ou de paradis du shopping selon qu'on a des fins de mois difficiles ou pas... En bas de mon hôtel, la boutique Yogi Yamamoto m'a narguée pendant une semaine.

Question bouffe, pas d'hésitation, c'est le paradis! Des petits restos de rue à quelques dollars où on mange toutes sortes de bouchées à la vapeur...

aux chefs de renommée internationale (Guy Savoy, Wolfgang Puck ou Mario Batali - le pote de Gwyneth P. - ont chacun leur restaurant au Marina Bay Sands) en passant par les restos de fruits de mer.

Du crabe à toutes les sauces, de la tempura ultra légère et croustillante, miam miam!



En entrant par hasard dans ce centre commercial d'inspiration "Rencontres du Troisième Type", j'ai découvert une épicerie aussi fine que divine, Jones The Grocer où on trouve...

des jambons espagnols, des vins, du piment d'Espelette, des macarons, des tarlettes sublimes...

... et du beurre d'Échiré! Je suis hyper jalouse, j'arrive pas à en trouver à Montréal!

Au rayon des trucs insolites et drôles, la poignée en pastique pour porter les gobelets (c'est pas du café mais un plat local avec un oeuf poché dans du bouillon)...

... et le slogan de DHL, à propos du grand prix de Formule 1 de Singapour: "Delivering F1 at the speed of yellow".

Encore une fois, du boulot à n'en plus finir mais une super expérience!

vendredi 19 août 2011

Il était un petit navire

Pour continuer sur notre lancée aquatique, voici un des nombreux festivals d'été à Montréal: le 3e Festival du Bateau Classique


Pendant 3 jours, le Vieux Port se téléporte dans les années 50,

... sur les bords du lac de Côme.


Ces magnifiques runabouts ont été construits entre les années 30 et 50...

ou achevés en 2011 comme le P.E.B. (ci-dessus et ci-dessous), résultat du travail acharné de Paul-Émile Beaudry et de son fils Sylvain.


Le nautisme, c'est l'art du détail!


Le Miss Scarlett est un Commuter Motor Yatch.


Ces bateaux appartenaient à des riches hommes d'affaires qui habitaient Long Island et les utilisaient pour se rendre au boulot sur l'île de Manhattan.


Magnifique vendredi, ça donne envie de rester sur le port tout l'aprem au lieu d'aller bosser.